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Chauray fait son apparition dans l’histoire écrite en 904 (charte de l’abbaye de Saint-Maixent), sous la dénomination de vicaria calriacince.

C’est une ville ayant appartenu à un nommé Caurus ou Calirus, dont le nom, complété par le suffixe "acum", a évolué pour donner finalement "Chauray".

Les armoiries de la commune sont celles de Jacques Chalmot seigneur des Deffends, qui, ayant embrassé la religion réformée, dut émigrer en Hollande.

Blasonnement :
D'argent à trois étoiles de gueules au vol de sable posé en abime  

 

S’il n’y a pas de château à Chauray c’est que, depuis longtemps, la seigneurie était la possession de seigneurs étrangers à la paroisse. Puis, le pouvoir passa aux mains des seigneurs locaux. Et ils l’affirmèrent par l’érection de châteaux, avec de simples tours en bois juchées sur des mottes de terre et enceintes d’un fossé.

Vers le XIème siècle, un tel château a été édifié à Trévins, probablement par un seigneur local nommé Ravard. La motte est encore visible aujourd’hui depuis la rue du Doignon.

Le principal seigneur de la paroisse était celui de Chauray. Il possédait les fours banaux du Bourg, de Trévins et de Chaban, villages sur lesquels il exerçait également les droits de haute, moyenne et basse justice.

Aux XVIème et XVIIème siècles, il y a eu un processus de regroupement des terres, conduisant à l’expropriation des paysans endettés et à la création de grandes métairies, dont les bâtiments d’exploitation furent installés dans les habitations désertées.

 

En 1776, le château de la roche a été construit par la famille Duchilleau, les seigneurs du lieu depuis 1700. Le dernier représentant de la famille, Charles Duchilleau, entra en 1754 comme garde marine à Rochefort et fit une brillante carrière dans la marine royale. Engagé comme simple matelot, il gravit tous les échelons de la hiérarchie. En 1780, Duchilleau se retrouva prisonnier en Angleterre mais fut rapidement libéré.

Suspendu de ses fonctions pendant la Révolution, il n’émigra point. Il fut admis à la retraite en 1814 avec le grade de contre-amiral honoraire par l’empereur Napoléon Ier et reçu une pension. En 1821, comme il était alors complètement ruiné, le château et les terres furent vendus aux enchères et il mourut le 21 août 1825.

Séparé en deux en 1922, le château appartient toujours à deux propriétaires différents.

 André Bellot

A la seconde guerre mondiale et après la défaite de 1940, des agents du réseau Franco-Belge de renseignements "Delbo" se cachèrent quelque temps dans le château de Chaban en attendant de fuir vers l’Espagne.

Ils y furent ravitaillés par des agriculteurs voisins, André Bellot* et sa famille. *(Voir photo ci-contre)

André Bellot logea notamment un agent belge. La famille participa aussi au ramassage de matériel parachuté et hébergea les agents du réseau en transit.

 

Finalement, André Bellot fut déporté au camp de Wailingen où il mourut le 14 janvier 1945.

 

C’est à partir de 1971 que Chauray a pris un nouveau visage. Cette année-là, deux entreprises de rayonnement national implantèrent leur siège social sur le territoire de la commune :

  • - la CAMIF (coopérative de vente par correspondance)
  • - la MAAF (mutuelle d’assurances).

 

Ça été le début de l’essor économique et démographique de Chauray. De nombreuses entreprises s’installèrent sur la commune, il fallut construire des lotissements pour loger une population toujours grandissante, construire de nouvelles écoles, des équipements sportifs, un bureau de poste, etc. Le bourg rural est devenu une petite ville.

 

***        A savoir sur Chauray : il y a deux moulins et un lavoir :

  • * Moulin de Gondin

Gondin pourrait provenir d’un nom de personne Gundo, d’origine germanique. Peut-être faut-il y voir le nom du premier propriétaire du moulin, vraisemblablement construit vers le Xème ou le XIème siècle.

 

  • * Moulin neuf, sans doute le plus récent, car le style des arches du pont, seul vestige de la construction initiale, évoque le XIIème siècle.

 

  • * Lavoir de La Montellerie.

Il a été construit en 1902. Il était couvert et fermé de murs sur trois côtés, seule la façade donnant sur le chemin étant ouverte.

 


 
L'église Saint-Pierre

Le choix de Saint Pierre comme patron indique une création carolingienne.

L’édifice actuel est daté du XIIème siècle pour ses parties les plus anciennes, à savoir l’abside et la porte principale.

Mais certains éléments pourraient attester d’un état plus ancien de l’édifice, sans doute du XIème siècle. En dehors de ses parties romanes, l’église Saint-Pierre est de construction récente : du XIXème siècle pour l’essentiel.

 

Des documents modernes attestent explicitement que la dîmerie de Chauray s’étendait à Saint-Gelais et François. La dîme était alors due au prieur de Saint-Gelais, à charge, pour ce dernier, de pourvoir à l’entretien de l’église Saint-Pierre de Chauray.

Il est probable qu’à sa création la paroisse de Chauray regroupait un nombre encore plus grand de fidèles.

 

Vendue comme bien national en 1793, l’église fut désaffectée. La mairie et l’école publique furent installées dans l’ancienne cure

 

L’église fut vendue à Pierre Corbin pendant la période révolutionnaire. De ce fait, ne disposant plus de lieu de culte, les Chauraisiens furent rattachés à Saint-Gelais pour le spirituel et l’église resta à l’abandon. La majorité des habitants étant protestante et sans lieu de culte, il fut un moment envisagé de transformer l’église en temple.

La famille Corbin fit don de l’église à la commune de Chauray en 1843, à condition qu’on y célèbre le culte catholique. Le bâtiment était alors en très mauvais état.

Après des réparations rendues indispensables par une longue période d’abandon, l’église fut rendue au culte. Elle fut bénie le 11 Octobre 1846 et la messe y était à nouveau célébrée. Restait à y installer une cloche et pour cela, construire un clocher, édifié en 1849. Cette cloche fut remplacée en 1878.

Les deux tiers des habitants de Chauray pratiquaient la religion réformée. L’instituteur en charge de l’école publique était un protestant et enseignait aux enfants les deux cultes.

Ce n’est que bien plus tard, en 1867, que les catholiques créèrent une école privée pour les enfants de leur confession.

 

Tout en lui redonnant un éclat qu’elle n’avait pas eu depuis longtemps, les récents travaux de restauration menés de 1991 à 1992 n’ont pas modifié fondamentalement l’aspect général de l’église.

Le dallage du sol a été abaissé pour laisser apparaître la base des colonnes de l’abside, particulièrement une coquille sculptée. Cette coquille atteste que Chauray se trouvait sur l’un des innombrables chemins qui conduisaient les pèlerins à Saint-Jacques de Compostelle.

 

 


 
Le Temple

Dans la première moitié du XIXème siècle, la commune comptait environ 600 protestants sur 900 habitants.

En 1843, les catholiques avaient retrouvé leur église. La même année, les protestants demandaient la construction d'un temple.

Jusqu'alors, faute de local, le pasteur était obligé de prêcher en plein air, ce qui rendait la célébration du culte bien souvent impossible à cause du mauvais temps.

Les plans du temple furent dressés par un architecte niortais, Monsieur CHAVONNET. L'adjudication des travaux eut lieu le 22 mai 1853 et fut emportée par Monsieur BERGERON, entrepreneur à la Crèche.

 

En octobre 1854, le temple était achevé.

 

En 1922, Chauray ne disposant alors d'aucune salle de réunion, une utilisation polyvalente du temple fut envisagée. Mais depuis 1970 le temple était désaffecté et dans un relatif abandon

 

Après une restauration qui lui a redonné son lustre ancien en 1990, il a retrouvé une nouvelle utilité en devenant un lieu de culture, accueillant expositions et concerts. Sa silhouette caractéristique est devenue le symbole de la ville de Chauray.

 

 

Il fut inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1988. Après une restauration qui lui a redonné son lustre ancien, il a retrouvé une nouvelle utilité et depuis le début des années 90, le temple accueille expositions et concerts.

Le Temple, véritable puits de lumière, est le cœur de l'activité chauraisienne.en devenant un lieu de culture, accueillant expositions et concerts. Sa silhouette caractéristique est devenue le symbole de la ville de Chauray

 


  

 

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